Je recommande de composer votre alimentation destinée à perdre de la masse grasse autour des pommes de terre, des flocons d’avoine, des haricots, des lentilles, des fruits, de l’orge et d’autres glucides peu transformés, plutôt que de supprimer complètement les glucides. Ces aliments peuvent apporter des fibres, de l’eau, du volume et une énergie utile aux repas, mais ils ne brûlent pas les graisses à eux seuls : réduire la masse grasse nécessite toujours un déficit calorique maintenu dans le temps. Pour commencer simplement, prévoyez une portion de glucides de la taille de votre poing, une portion de protéines de la taille de votre paume et une généreuse portion de légumes.
Les meilleurs glucides sains pour perdre de la graisse, comparés
Les meilleurs glucides sains pour perdre du poids ne se déterminent pas uniquement selon leur teneur en glucides. La densité calorique, les fibres, l’apport en protéines, la teneur en eau, le mode de cuisson, le contrôle des portions, le prix et votre capacité à reproduire régulièrement le repas jouent tous un rôle.
Le terme complexe ne signifie pas automatiquement qu’un aliment est adapté à la perte de poids. Le granola peut contenir de l’avoine tout en étant riche en calories en raison de l’huile, des noix, du sirop et des fruits secs. Un grand bol de riz complet peut apporter plus de calories que prévu, et les pommes de terre peuvent devenir un accompagnement très calorique lorsqu’elles sont rôties avec une quantité généreuse d’huile. Les fibres favorisent la satiété et un bon transit intestinal, mais elles n’annulent pas les calories.
Les Dietary Guidelines for Americans 2025–2030 actuelles mettent l’accent sur les aliments complets et nutritifs, ainsi que sur la réduction des aliments très transformés, des glucides raffinés et des sucres ajoutés. Cette orientation est compatible avec la perte de graisse, mais elle n’impose pas d’éviter tous les aliments raffinés ni de considérer chaque glucide comme nocif.
a
| Aliment | Portion habituelle | Calories | Fibres | Protéines | Meilleur usage |
|---|---|---|---|---|---|
| Avoine cuite | 1 tasse, cuite dans l’eau | ~160 | ~4 g | ~6 g | Base du petit-déjeuner |
| Pomme de terre au four | 170 g, avec la peau | ~160 | ~4 g | ~4 g | Accompagnement rassasiant |
| Patate douce au four | 130 g | ~115 | ~4 g | ~2 g | Source de glucides du repas |
| Lentilles cuites | 120 g | ~115 | ~8 g | ~9 g | Fibres et protéines |
| Haricots noirs cuits | 120 g | ~115 | ~7 g | ~8 g | Élément rassasiant du repas |
| Orge perlé cuit | 1 tasse | ~190 | ~6 g | ~4 g | Soupe ou bowl de céréales |
| Pomme crue, avec la peau | 1 moyenne | ~95 | ~4 g | ~1 g | En-cas facile à emporter |
| Pop-corn soufflé à l’air chaud | 3 tasses | ~90 | ~3 g | ~3 g | En-cas volumineux |
Il s’agit d’estimations arrondies pour des aliments nature, selon des valeurs courantes à l’état cuit, cru ou prêt à consommer. La marque, la variété, le poids égoutté, le mode de cuisson et l’ajout d’huile peuvent modifier les totaux. L’avoine sèche, l’avoine cuite, les pommes de terre crues et les pommes de terre au four doivent être enregistrées selon leur état correspondant.
Les pommes de terre offrent souvent un volume exceptionnel pour leur apport calorique, surtout lorsqu’elles sont cuites au four ou à l’eau sans grandes quantités de matières grasses ajoutées. Les haricots et les lentilles fournissent le plus de protéines parmi les aliments glucidiques de ce tableau, même s’ils sont moins riches en protéines que le poulet, le poisson, les œufs, les produits laitiers, le tofu ou les substituts de viande riches en protéines.
L’avoine et l’orge apportent des fibres solubles et d’autres fibres fermentescibles, mais les portions sèches sont faciles à surestimer. Les fruits fournissent de l’eau et des fibres, avec peu de protéines. Le pop-corn soufflé à l’air chaud peut être intéressant pour un en-cas volumineux ; l’huile, le beurre, le caramel, la poudre de fromage et la préparation façon cinéma peuvent toutefois modifier considérablement sa densité calorique.
Quels glucides choisir selon votre objectif de perte de graisse ?
| Objectif | Meilleurs choix |
|---|---|
| Forte faim | Pommes de terre, lentilles, haricots |
| Énergie pour l’entraînement | Avoine, pommes de terre, riz, fruits |
| Densité calorique plus faible | Pommes de terre, fruits rouges, pommes |
| Davantage de protéines | Lentilles, haricots, pois |
| Coût minimal | Avoine, pommes de terre, haricots secs |
| Digestion sensible | Petites portions, augmentation progressive des fibres |
Utilisez la densité en fibres plutôt que les seuls grammes de glucides
Un outil de comparaison pratique est le suivant :
Densité en fibres = grammes de fibres ÷ calories × 100
Un aliment contenant 5 grammes de fibres et 200 calories fournit 2,5 grammes de fibres pour 100 calories. Il ne s’agit pas d’un indice complet de qualité nutritionnelle, mais cela permet d’éviter une erreur fréquente : juger un aliment uniquement selon sa teneur totale en glucides.
Par exemple, un bol d’avoine cuite nature peut être plus intéressant qu’une portion plus petite de céréales raffinées lorsque l’on considère ensemble les fibres, l’eau et la taille de la portion. La comparaison change si l’avoine contient plusieurs cuillères à soupe de purée d’oléagineux, du miel, du granola ou des copeaux de noix de coco. Les protéines, les sucres ajoutés, la densité énergétique et votre tolérance personnelle restent également importants.
Le même principe s’applique aux fruits. Une pomme ou un bol de fruits rouges apporte généralement davantage d’eau et nécessite davantage de mastication qu’un jus de fruits. Le jus peut contenir une quantité similaire de glucides provenant du fruit d’origine, mais il est plus facile à consommer rapidement et fournit généralement moins de fibres intactes.
Pourquoi ces glucides peuvent faciliter un déficit calorique

Fibres, eau et volume dans l’estomac
Les aliments riches en fibres nécessitent généralement davantage de mastication et sont digérés différemment des aliments raffinés pauvres en fibres. Les pommes de terre cuites, les fruits, l’avoine et les légumineuses contiennent également une quantité importante d’eau. Cette combinaison peut permettre d’avoir une portion plus généreuse dans l’assiette pour un apport calorique similaire.
Prenons une comparaison concrète : une portion nature de pommes de terre bouillies ou cuites au four apportant 250 calories peut occuper bien plus de place dans l’assiette qu’une petite portion de frites fournissant une quantité comparable de calories issues de l’aliment de base. Les frites sont plus denses en énergie, car la friture ajoute des matières grasses et élimine de l’eau. Le problème n’est pas que les pommes de terre aient cessé d’être saines ; c’est que leur mode de préparation a modifié le calcul calorique.
La présentation des glucides de MedlinePlus décrit les fibres comme des glucides qui ne sont pas entièrement digérés et souligne leur intérêt pour la qualité de l’alimentation et la satiété. Les fibres sont bénéfiques, mais une augmentation trop rapide peut entraîner un autre problème : ballonnements, gaz, crampes ou constipation si l’apport hydrique et la tolérance digestive ne suivent pas.
- Davantage de mastication : les fruits entiers et les céréales peu transformées prennent plus de temps à manger.
- Davantage d’eau : les céréales cuites, les pommes de terre, les soupes et les fruits augmentent le volume des aliments.
- Une consommation plus lente : les légumineuses et les aliments complets demandent souvent plus de temps à terminer que les collations moelleuses.
- Des portions plus faciles à évaluer : il est plus facile de reconnaître une pomme de terre entière ou une pomme que l’huile dissimulée dans un aliment frit.
L’association avec des protéines qui évite le contrecoup d’un repas composé uniquement de glucides
Les glucides ne rassasient pas automatiquement lorsqu’ils sont consommés seuls. Un grand bol de céréales nature, une viennoiserie ou des tartines de confiture peuvent fournir de l’énergie, mais laisser une personne à la recherche d’une autre collation peu de temps après. Les protéines favorisent le maintien de la masse musculaire pendant un déficit calorique et rendent souvent un repas plus rassasiant.
Commencez par une règle simple : associez une portion de protéines de la taille de la paume à une portion de glucides de la taille d’une main en coupe ou d’un poing. Adaptez la quantité à votre corpulence, votre niveau d’activité, votre faim, vos besoins caloriques et au reste de votre alimentation de la journée.
- Avoine : ajoutez du yaourt grec, du fromage blanc, du lait ou une portion mesurée d’un aliment riche en protéines.
- Pommes de terre : ajoutez des œufs, du poulet, du tofu, du poisson, des haricots ou un produit laitier allégé.
- Riz : servez-le avec une source de protéines maigres et plusieurs portions de légumes.
- Fruits : associez-les à du yaourt, du fromage blanc ou une portion mesurée de fruits à coque.
- Lentilles : ajoutez des œufs, du tofu, du poisson ou une autre source de protéines si le repas en nécessite davantage.
Cette règle permet également d’éviter une interprétation fréquente de l’expression « glucides sains » : composer des repas techniquement nutritifs, mais trop pauvres en protéines pour maîtriser l’appétit. Les lentilles et les haricots sont intéressants, car ils apportent à la fois des fibres et des protéines. Cependant, une salade de lentilles peut tout de même nécessiter du tofu, des œufs, du poisson, un produit laitier ou une autre source de protéines pour convenir à un programme de perte de poids plus riche en protéines.
TEF, digestion et pourquoi l’expression « brûler les graisses » est inadaptée
L’effet thermique des aliments, ou TEF, correspond à l’énergie utilisée pour digérer, absorber et métaboliser les aliments. Les protéines ont généralement un effet thermique plus élevé que les glucides ou les lipides. Cela ne fait pas des protéines un aliment « gratuit » et ne transforme pas un glucide en aliment brûle-graisse.
La restriction des glucides peut temporairement augmenter la proportion d’énergie provenant de l’oxydation des graisses. Cela ne signifie pas que l’organisme perd davantage de graisse corporelle stockée sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. Le principe de l’équilibre énergétique est simple : la graisse corporelle stockée diminue lorsque la dépense énergétique cumulée dépasse les apports énergétiques cumulés au fil du temps.
Les repas mixtes, l’apport total en protéines, l’activité physique, le sommeil, l’appétit et la capacité à suivre le programme influencent le résultat. Une personne peut oxyder davantage de graisses pendant une période pauvre en glucides sans perdre davantage de graisse corporelle si son apport énergétique total reste stable ou augmente. Ni l’avoine, ni la pomme de terre, ni la patate douce, ni les haricots n’ont la capacité particulière d’éliminer la graisse abdominale.
Les céréales complètes et les aliments riches en fibres sont souvent associés à de meilleurs résultats concernant le poids dans les études observationnelles. Cette association ne prouve pas qu’un aliment complet consommé isolément entraîne une perte de poids significative. Une revue systématique sur la qualité des glucides et la santé humaine permet de tirer des conclusions plus solides concernant l’apport global en fibres et la qualité des glucides que l’utilisation de l’index glycémique ou de la charge glycémique comme indicateurs autonomes de perte de poids.
Fermentation, satiété et période d’adaptation aux fibres
Les haricots, les lentilles, l’avoine, l’orge et certains fruits contiennent des fibres fermentescibles. Les bactéries intestinales fermentent une partie de ces fibres pour produire des acides gras à chaîne courte, notamment l’acétate, le propionate et le butyrate. Il s’agit d’un mécanisme plausible pouvant influencer le fonctionnement intestinal et les signaux de l’appétit, et non d’un mécanisme garanti de perte de graisse.
Certaines personnes tolèrent immédiatement une grande portion de lentilles ; d’autres ont besoin de plusieurs semaines d’exposition progressive. Passer soudainement d’une alimentation très pauvre en fibres à des haricots lors de deux repas, des céréales au son, de grands bols d’avoine et plusieurs portions de fruits peut provoquer des gaz ou des crampes.
- Augmentez les légumineuses par petites portions plutôt que d’en ajouter plusieurs tasses d’un coup.
- Répartissez les aliments riches en fibres au cours des différents repas.
- Buvez suffisamment, sauf indication contraire donnée par un professionnel de santé.
- Choisissez des haricots en conserve, rincez-les et commencez par une portion plus petite si nécessaire.
Les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable, d’un trouble digestif diagnostiqué ou présentant une sensibilité connue aux FODMAP peuvent avoir besoin de choix alimentaires et de portions personnalisés. En cas de maladie cœliaque, il faut éviter les céréales contenant du gluten, comme l’orge et l’avoine ordinaire, sauf si le produit est spécifiquement adapté à cette maladie. La prise de médicaments contre le diabète, une maladie rénale ou des antécédents de troubles du comportement alimentaire justifient également un accompagnement nutritionnel personnalisé plutôt qu’un programme générique riche en fibres ou pauvre en glucides.
Les erreurs de suivi qui donnent aux glucides de qualité une apparence « qui fait grossir »

Flocons d’avoine secs, cuits et piège du poids de l’eau
Les aliments secs et cuits correspondent à des entrées différentes dans les bases de données. L’eau augmente le poids des flocons d’avoine, du riz, des pâtes et des haricots cuits sans ajouter de calories. La cuisson au four peut produire l’effet inverse en éliminant de l’eau et en concentrant les calories par unité de poids.
Par exemple, 60 grammes de flocons d’avoine secs peuvent devenir environ 150 à 180 grammes une fois cuits, selon la quantité de liquide et le temps de cuisson. Enregistrer 180 grammes de flocons secs alors que la portion réelle pesait 180 grammes une fois cuite peut surestimer considérablement le repas. L’erreur inverse se produit lorsqu’une personne pèse du riz cuit, mais sélectionne dans la base l’entrée correspondant à un poids sec beaucoup plus faible.
Le plus difficile consiste généralement à peser les aliments de manière constante, dans le même état, pendant la première semaine, en particulier lorsqu’il s’agit de riz, de haricots ou de plats composés préparés en grande quantité. La méthode fiable consiste à peser l’ensemble du plat cuit, à noter la recette complète, puis à peser la portion servie et à la calculer en fonction du poids total du plat.
Une illustration comparant les aliments crus et cuits montrerait les flocons d’avoine secs qui absorbent l’eau, le riz sec qui absorbe l’eau, les pommes de terre crues qui perdent de l’eau pendant la cuisson au four et les céréales cuites dont le poids change sans variation correspondante des calories totales. Cette illustration est importante, car 100 grammes ne représentent pas la même valeur nutritionnelle selon l’état de l’aliment.
Huile, sauces et garnitures « saines »
Une cuillère à soupe d’huile apporte environ 120 calories, avant même de compter la pomme de terre, les céréales ou les légumes. Un filet versé directement depuis la bouteille peut facilement dépasser cette quantité. Mesurer l’huile pendant une semaine permet souvent de comprendre pourquoi une assiette de légumes et de pommes de terre contient bien plus de calories que ne le laissent penser les ingrédients principaux.
- Granola : Enregistrez le mélange complet, pas seulement les flocons d’avoine nature.
- Purée d’oléagineux : Pesez-la au lieu d’estimer une cuillerée généreuse.
- Lait de coco : Distinguez les produits en conserve entiers des boissons plus légères.
- Fromage et beurre : Comptez-les séparément de la pomme de terre ou des céréales.
- Sauces : Incluez les édulcorants, l’huile, la crème et les ingrédients épaississants.
- Pop-corn : Suivez séparément les grains, l’huile, le beurre et les enrobages.
Les pommes de terre rôties et le pop-corn préparé à la casserole méritent une attention particulière, car la matière grasse de cuisson peut apporter davantage de calories que la base glucidique. Qualifier le plat fini de « sain » ne rend pas l’huile invisible.
Répartir les glucides en fonction de la faim et de l’entraînement
Les glucides peuvent être consommés avant ou après l’entraînement si cela améliore l’énergie, les performances ou la capacité à suivre le programme. Il n’est pas nécessaire d’éviter les glucides le soir pour perdre de la masse grasse. L’apport calorique quotidien total, les protéines et la capacité à maintenir le programme comptent davantage qu’une heure limite rigide pour les glucides.
Une personne qui a très faim à 21 heures peut avoir intérêt à déplacer une partie de sa portion quotidienne de pommes de terre, de flocons d’avoine, de riz ou de fruits à ce moment-là. Un bol prévu de flocons d’avoine avec du yaourt ou une pomme de terre garnie d’une source de protéines est plus facile à comptabiliser qu’une succession imprévue de collations après avoir tenté d’interdire les glucides le soir.
Pour l’entraînement, les flocons d’avoine, les pommes de terre, le riz et les fruits peuvent fournir des glucides facilement disponibles. Le meilleur choix dépend du moment de la prise et de la digestion. Un grand bol de haricots juste avant un exercice intense peut être inconfortable pour une personne sensible aux fibres fermentescibles, tandis qu’une portion plus petite de riz ou de fruits peut être mieux tolérée.
Les féculents les moins chers sont souvent les plus utiles
Les flocons d’avoine, les pommes de terre, les haricots secs, les lentilles, le riz complet et le pop-corn sont généralement des aliments de base pratiques, car ils se conservent bien et peuvent servir de base à de nombreux repas. Les fruits rouges surgelés et les haricots en conserve peuvent faire gagner du temps en cuisine. Choisissez des haricots en conserve pauvres en sodium ou rincez-les si nécessaire, en gardant à l’esprit que le rinçage n’élimine pas chaque milligramme de sodium.
Le quinoa et les produits céréaliers emballés riches en protéines peuvent coûter plus cher sans garantir un avantage supplémentaire pour la perte de masse grasse. Le quinoa peut être intéressant pour le goût, la variété ou sa teneur en protéines supérieure à celle de nombreuses variétés de riz, mais le riz peut être préférable pour son prix, sa disponibilité ou comme source d’énergie avant l’entraînement. Le meilleur aliment de base est généralement celui que vous pouvez cuisiner, portionner et consommer régulièrement.
Un outil de suivi en cinq lignes
| Erreur courante | Meilleure solution de suivi |
|---|---|
| Riz cuit enregistré comme riz sec | Faire correspondre l’état de l’aliment |
| Huile versée sans être mesurée | Mesurer à la cuillère à café |
| Granola enregistré comme flocons d’avoine | Enregistrer la recette complète |
| Glucides sans protéines | Ajouter une portion de protéines de la taille de la paume |
| Doublement des fibres du jour au lendemain | Augmenter progressivement |
Exemple de suivi sur quatre semaines
Imaginez une personne qui commence un déficit calorique et enregistre une pomme de terre cuite de 300 grammes comme 300 grammes de pomme de terre crue. Elle estime également la quantité d’huile de cuisson au lieu de la mesurer. Au cours de la première semaine, le journal semble exact, mais le repas contient en réalité plus de calories qu’il n’en indique.
La deuxième semaine, elle standardise les entrées : la pomme de terre est pesée après cuisson, l’huile est mesurée et la recette complète du plat préparé en grande quantité est enregistrée. La troisième semaine, elle remplace un petit-déjeuner pauvre en protéines à base de flocons d’avoine par des flocons d’avoine accompagnés de yaourt grec, de fruits rouges et d’une garniture mesurée.
À la quatrième semaine, son évaluation de la faim en fin d’après-midi est passée d’environ 8 sur 10 à 5 sur 10, tout en maintenant le déficit calorique prévu. Cet exemple illustre une amélioration du suivi et de la structure des repas, et non un résultat garanti ni la preuve que les pommes de terre ou les flocons d’avoine brûlent les graisses.
La méthode concrète est simple : notez le poids total du plat cuit, saisissez chaque ingrédient dans la recette complète, pesez la portion et calculez-la comme une proportion du poids total du plat. Cette méthode est particulièrement utile pour le riz, les haricots, les soupes de lentilles, le chili et les plats mijotés ou gratinés.
Auto-évaluation des glucides en trois étapes
- Identifiez l’état de l’aliment : La portion est-elle pesée crue, cuite, égouttée ou prête à consommer ?
- Trouvez la source de protéines : Le repas contient-il une portion clairement identifiable de protéines de la taille de la paume ?
- Évaluez l’intérêt calorique : L’aliment fournit-il des fibres, de l’eau, de la mastication ou du volume utiles ?
Un repère général pour les fibres est d’environ 14 grammes pour 1 000 calories. Il s’agit d’une référence, et non d’une prescription universelle. Une personne consommant 2 000 calories peut prendre environ 28 grammes comme point de départ, puis ajuster selon sa tolérance, ses besoins médicaux et le reste de son alimentation.
Il n’existe pas de quantité universelle de glucides à viser dans le cadre d’un déficit calorique. La corpulence, le volume d’entraînement, les problèmes de santé, les médicaments, les préférences alimentaires, l’apport calorique total et les besoins en protéines influencent tous la quantité appropriée. Une vérification pratique consiste à déterminer si la portion de glucides choisie favorise l’énergie et la satiété sans prendre la place des protéines ni faire dépasser à l’apport calorique quotidien la limite prévue.
Questions fréquentes sur les glucides sains pour perdre de la graisse

Quels glucides sains rassasient le plus longtemps ?
Les pommes de terre, les haricots, les lentilles, les flocons d’avoine et l’orge sont de bonnes options, car ils associent eau, fibres, mastication ou une certaine quantité de protéines. Les pommes de terre sont particulièrement intéressantes lorsqu’elles sont préparées avec peu d’huile, tandis que les légumineuses fournissent généralement davantage de fibres et de protéines par portion.
Associez-les à une source de protéines et à des légumes. La satiété varie selon la taille des portions, la vitesse à laquelle vous mangez, la préparation, le sommeil, l’activité physique et la digestion de chacun. L’aliment le plus adapté est donc celui qui maîtrise votre faim sans provoquer de troubles digestifs.
Les flocons d’avoine sont-ils meilleurs pour perdre de la graisse que les céréales ou les tartines ?
Les flocons d’avoine nature facilitent souvent l’apport en fibres et le contrôle des portions davantage que les céréales sucrées, mais ils ne sont pas automatiquement supérieurs à toutes les céréales ou à toutes les tranches de pain grillé. Le pain complet peut parfaitement convenir s’il est associé à des œufs, du cottage cheese, du yaourt ou une autre source de protéines.
Comparez le repas dans son ensemble, garnitures comprises. Pesez les flocons d’avoine secs ou choisissez une entrée correspondant correctement à la version cuite. Un grand bol d’avoine agrémenté d’une généreuse quantité de purée d’oléagineux et de muesli peut contenir davantage de calories qu’une portion mesurée de céréales complètes avec du yaourt.
Les patates douces peuvent-elles contribuer à la perte de poids, ou sont-elles trop riches en glucides ?
Les patates douces peuvent tout à fait s’intégrer à un déficit calorique. Elles apportent des glucides, des fibres, de l’eau et un volume rassasiant, mais elles ne sont pas automatiquement meilleures que les pommes de terre classiques pour perdre de la graisse.
La préparation et la taille de la portion comptent davantage que la couleur. Faire cuire une patate douce au four avec une quantité mesurée d’huile est différent de la transformer en frites accompagnées d’une sauce sucrée. Ni les patates douces ni les pommes de terre classiques ne ciblent spécifiquement la graisse abdominale.
Les haricots et les lentilles sont-ils des glucides riches en protéines utiles pour perdre du poids ?
Oui. Les haricots et les lentilles fournissent davantage de protéines et de fibres que la plupart des céréales ou des fruits, ce qui en fait des sources de glucides intéressantes dans le cadre d’une alimentation visant à perdre de la graisse. Ils ne sont toutefois pas équivalents à la viande, au poisson, aux produits laitiers, aux œufs ou au tofu en tant que sources concentrées de protéines par calorie ou par portion.
Si un repas nécessite davantage de protéines, associez les légumineuses à du tofu, des œufs, des produits laitiers, du poisson, de la volaille ou un autre aliment adapté. Augmentez progressivement les portions si vous n’avez pas l’habitude de consommer des légumineuses, en particulier en cas de syndrome de l’intestin irritable ou de sensibilité aux FODMAP.
Le quinoa est-il réellement meilleur que le riz pour perdre de la graisse ?
Le quinoa fournit davantage de protéines que de nombreuses variétés de riz, mais la différence calorique n’est pas considérable. Le riz peut être préférable en raison de son prix, de sa disponibilité, de son goût ou de son intérêt comme source d’énergie pour l’entraînement, tandis que le quinoa apporte de la variété et une contribution protéique un peu plus élevée.
La taille de la portion, le mode de cuisson, la quantité de protéines du repas et l’apport calorique quotidien total comptent davantage que le fait de choisir systématiquement du quinoa. Les deux peuvent s’intégrer à une alimentation privilégiant les meilleurs glucides pour perdre de la graisse, à condition de mesurer la portion et d’équilibrer le repas.
Ce contenu s’appuie sur la physiologie nutritionnelle et les recherches consacrées au métabolisme énergétique. Il est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. Consultez un professionnel de santé qualifié avant de modifier sensiblement votre apport calorique ou vos apports en macronutriments.




